
La situation des segments de la population les plus en difficulté dans le milieu rural et dans les périphéries des villes « nécessite un soutien plus affirmé, une plus grande attention », a souligné le roi Mohammed VI.
« Leur situation nécessite un soutien plus affirmé, une plus grande attention, un travail sans relâche pour que soient satisfaits leurs besoins pressants », a relevé le Souverain dans son discours adressé, ce mardi à la Nation, à l’occasion du 66ème anniversaire de la Révolution du roi et du peuple.
Le roi a, dans ce cadre, rappelé son appel à la promotion du monde rural, en veillant à la création d’activités génératrices de revenus et d’emplois, en facilitant l’accès rapide aux services sociaux de base, en assurant le soutien nécessaire à la scolarité, en luttant contre la pauvreté et la précarité.
Le Souverain a rappelé aussi le Programme national de réduction des disparités en milieu rural, auquel ont été alloués environ cinquante milliards de dirhams pour la période 2016-2022.
Le roi a, dans ce sens, appelé les populations concernées à “faire preuve d’initiative afin d’améliorer leurs conditions de vie et changer leur situation sociale”.
Pour cela, elles doivent utiliser les divers moyens mis à leur disposition, notamment la généralisation de l’enseignement, les opportunités offertes par la formation professionnelle et les programmes sociaux nationaux, a plaidé le Souverain.
Toutes les potentialités du monde rural doivent être exploitées, avec, en priorité, les terres agricoles soulaliyates, « dont Nous avons préconisé la mobilisation pour la réalisation de projets d’investissements agricoles », a-t-il ajouté.
Les efforts de l’Etat « ne suffisent pas pour assurer la réussite de cette entreprise d’envergure », selon le Souverain qui a souligné que « l’action publique doit être renforcée par des initiatives et des projets privés » à même d’imprimer un dynamisme nouveau à l’investissement agricole, aux filières professionnelles et aux services connexes, notamment en milieu rural.
Le roi a insisté sur la nécessité d’une « totale coordination entre les secteurs concernés », appelant à une valorisation des opportunités et des potentialités dont recèlent les autres filières non-agricoles, comme le tourisme rural, le commerce et les industries du terroir.
L’ensemble du dispositif doit viser l’encouragement de l’initiative privée et de l’auto-emploi “et, in fine, l’impulsion de la dynamique de développement”, note le Souverain.
S.L. (avec MAP)